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écrit le 2010-07-05 - Upington RSA
A travers le Kalahari sans un bruit de moteur
De Springbok à Vryburg, la route longe le désert du Kalahari qui envahit le Sud-ouest du Botswana voisin.
penser global, agir local.

Pour l’heure, le prototype fonce sur le bitume réchauffé par le soleil généreux. Le matin le ciel est couvert et c’est comme si la pluie allait arriver. Vers 9 heures, les nuages disparaissent et laissent la place au soleil qui réchauffe vite l’atmosphère.

 

Le regret que je pourrais émettre serait celui de ne pas pouvoir quitter la route. En effet, de chaque côté, à une vingtaine de mètres du bitume, le barbelé empêche l’accès à la plaine aride. Et ceci sur des milliers de kilomètres. Pour marcher librement dans la nature, il faut se rendre dans un parc. Heureusement, ils ne manquent pas.

On peut comprendre que les fermiers soient tenus de garder leur troupeaux sur leurs terres pour éviter les accidents.

Dans les grandes étendues, on voit des vaches mais aussi des zèbres, des gazelles, des autruches qui font partie du cheptel et donc qui entrent dans l’économie de la ferme.

 

Les arrêts sont rares car, on peut rouler une centaine de kilomètres sans apercevoir âme qui vive. Les trade-posts ne sont pas légion. Ils constituent les seuls points de ravitaillement pour des exploitations disséminées dans le bush.

L’engin fait toujours sensation lorsqu’il s’arrête devant des gens éberlués.

 

On y croise des Boers en courte culotte dans leur Bakki (pick-up), des ouvriers africains qui se saoulent. En parlant avec eux, on se rend compte qu’un homme né sur les terres d’un Boer n’a pas beaucoup de perspective dans la vie. Le salaire atteint rarement les 200 euros sur de telles exploitations agricoles. Le niveau d’éducation est des plus bas. La seule langue pratiquée est souvent l’Afrikaner. Celle-ci qui n’offre pas beaucoup de débouchés en dehors de leur pays. Mais où iraient-ils ? La situation économique des pays voisins n’est pas meilleure. Ce qui poussent des milliers d’émigrés vers l’Afrique du Sud.

L’interdépendance entre les fermiers et les ouvriers est évidente mais elle n’est p         as reconnue par les principaux concernés.

Cette dépendance de l’ouvrier est renforcée par l’obligation de vivre sur les lieux, de dépendre du fermier pour la nourriture, le logement, l’accès aux soins de santé, l’éducation… ce qui fait dire au fermier qu’il doit les prendre en charge ce qui nécessite des frais. Un sac de maïs par mois, un sac de « têtes et pattes » (de poulet) pour l’apport en protéine, quelques légumes, une cabane avec électricité payable par carte. L’horizon est assez fermé dans de telles conditions.

On se rend compte que l’économie agricole de l’Afrique du Sud tient par le labeur de ces millions d’Africains sous-payés dont le travail manuel évite la mécanisation de l’agriculture et maintient les coûts de revient compétitifs. Combien de produits sud-africains sont-ils accessibles dans nos grandes surfaces ? Evitent-ils d’utiliser des produits interdits en Europe ? Les producteurs européens, sans les aides consenties, pourraient-ils exercer encore face à la concurrence des pays possédant une main-d’œuvre si abordable ? Ici dans les champs, on voit des milliers d’Africains assurant l’entretien de milliers d’hectares de plantations. De l’avis de certains fermiers, le pays est pauvre. Je pense que la redistribution n’est pas équitable. Ce qui ferait réagir les fermiers en évoquant la grande différence culturelle qui existe entre eux et leurs ouvriers agricoles depuis quelques décennies. Les uns n’auraient pas beaucoup de besoins, les autres habitent dans des maisons barricadées, hyper sécurisées. Le phénomène des vases sociaux communicants est encore loin de s’appliquer ici. Le pays est riche, assez pour tous sans doute. La clé de répartition est reste à trouver. Les compétences devront être partagé et ceci avec un système éducatif que tout le monde attend. 

L’attraction annuelle à ne pas rater est le désert fleuri. Ceci aura lieu le mois prochain.
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écrit le 2010-07-04 - Springbok RSA
Into the Wildeness
Depuis l’océan et Cape Town, une route mène au nord vers la frontière de la Namibie. Avant de quitter l’Afrique du Sud, l’idée était de couvrir une distance de 3000 km entre Johannesburg – Port Elisabeth – Cape Town – Springbok et Pretoria.
Durant les derniers jours, la société Suseia va nous permettre de découvrir quelques attractions de la région de Pretoria : le Musée de l’Apartheid, Soweto, Craddle of Mankind… bientôt sur le site.
 Le prototype file sur le goudron en direction de la zone du Kalahari.

Clanwilliam - Springbok - Pofadder – Kakamas.

Hier 120 kilomètres jusqu’à Pofadder, une petite ville perdue dans les sables.

130 kilomètres aujourd’hui jusqu’au fleuve Orange et les cinquièmes chutes d’eau.

Les étendues à perte de vue, les espaces verts, jaunes, rouges.

Des reliefs impressionnants, des amas de pierre, le désert.

Le prototype use ses pneus sur le ruban noir de bitume.

Les rencontres sont rares. Quelques rares automobilistes en vacances au volant de leur Baki (pickup). Impressionnés par l’engin électrique perdu dans ce lieu hostile mais dont le panneau photovoltaïque prend tout son sens sous cette latitude.

Le tracé marque une ligne droite vers la capitale administrative PRETORIA, but ultime du voyage avant de reprendre l’avion vers l’Europe. 

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