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écrit le 2010-06-06 - Cape Coast
La Côte de l'Or
Durant 4 siècles, les Européens établirent des comptoirs le long des côtes. Avec pour conséquence la déportation de dizaines de millions d'être humains.
sans dieu, ni maître
 
La Gold Coast
Nous avons également pu visiter les fort de la côte. Au siècle des comptoirs, les Européens ont occupés quelques forts le long des côtes africaines. Durant 4 siècles, ils ont du commercer avec les rois africains. Jusqu’au jour où les Européens inventèrent le fusil à répétition qui permit de soumettre tout un continent en quelques décennies. Les Portugais étaient, avec les Danois et les Hollandais, les premiers sur les côtes du Ghana. La Côte de l’Or fournit également des millions d’esclaves, de l’ivoire, des épices. Le fort d’El Mina est le plus ancien et le plus imposant des fort de la côte. La visite est émouvante alors qu’on est confronté à la porte du non-retour.

Cape Coast est une ville maritime flanquée d’un autre fort plus récent mais tout aussi imposant. Au pied du fort, le village des pêcheurs est étonnant. C’est une superposition incroyable d’activités qui se pratiquent à même le sol en plein air. Pas un mètre carré de libre, les échoppes concurrencent les temples, les bars, les boutiques de matériel en tout genre, les coiffeurs… Les maisons coloniales sont toujours présentes, elles servent de décors à une impressionnante fourmilière. 
Re-visiter l'Histoire pour ne plus répéter les erreurs du passé.
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écrit le 2010-06-01 - Porto Novo, Bnin
Un jardin d’Eden au Bénin
Le cap des 10 000 km a été dépassé ce dimanche 30 mai au Bénin. De la capitale togolaise, Lomé, à la frontière, à peine 40 km de bonne route. Une fois au Bénin, « l’avion-par-terre » fait face aux « gendarmes couchés », les casse-vitesse alignement de 6 fins rebords de béton rapprochés. Secousses garanties.
penser global, agir local
  Le Bénin est le seizième pays traversé par Coptocap.

Après de nombreuses touchantes faites à Lomé au Togo, il est temps de reprendre la route.

La route qui longe la côte béninoise est plantée de pancartes annonçant les églises de divers cultes et les guérisseurs traditionnels qui s’inspirent des rites vaudous.

Rodrigue Soussoukpe est médium, guérisseur de l’âme et du corps. Il m’arrête parce qu’il veut acheter le véhicule. Ce n’est pas la première fois qu’une telle proposition m’est faite mais il semble vraiment prêt à  acquérir le prototype à n’importe quel prix et le véhicule d’assistance puisqu’il roule à l’huile aussi. En fait, il veut un véhicule unique. Je le suis chez lui. Il sort ses albums de photos : ici une Française de 46 ans inféconde qui a « aidé » à avoir des jumeaux, là un malade mental guéri en Allemagne… la liste des « miracles » est longue. Il cite lui-même le terme de charlatan, mais insiste sur le fait que l’utilisation de la pharmacopée traditionnelle est à moindre coût et soutient l’activité locale. Les maladies ne peuvent pas être toutes traitées par la « médecine des Blancs ». Si, en Europe, la santé a un coût, ici en Afrique, elle est hors de prix. La complémentarité des deux constitue une solution évidente.

La route rectiligne longe la mer bordée de la lagune. A droite des cocotiers penchés sur la plage, à gauche des cases sur pilotis et des pirogues sur les lacs. Partout une végétation luxuriante, tropicale, dense. On ne quitte pas le goudron.

Le dimanche est le jour idéal pour traverser Cotonou. Cette ville au trafic dense subit une pollution permanente due aux gaz d’échappement des motos. Il est devenu tellement difficile de se déplacer que les motos font office de taxi. Un nuage bleu couvre la cité.

Le Centre Songhaï (www.songhai.org)
Penser global, agir local, pourrait également être la devise du fondateur, un agronome béninois formé aux USA, le concepteur du centre Songhaï. Du nom d’un empire ouest-africain important, Songhaï tente de jeter les bases concrètes de l’autosuffisance, de l’indépendance et de la création de villes rurales autonomes à tous les points de vue. Ce centre existe depuis 1985 à l’initiative de Godfrey Nzamujo.

Les excréments humains et animaux s’écoulent dans des canaux où ils sont traités par les plantes aquatiques puis ils se déversent dans des bassins d’aquaculture où se développent des silures (poisson-chat) largement consommé ici. L’eau est ensuite utilisée pour arroser les champs fertilisés par les plantes aquatiques hachées. Le « circuit fermé » est en permanence recherché. Et c’est à ce titre que le centre s’intéresse à la mobilité basée sur la production locale d’énergie et donc au prototype. Le centre produit déjà du biogaz mais aussi de l’électricité grâce à des éoliennes et des panneaux photovoltaïques. Il réalise également la fabrication des machines agricoles à l’aide de métaux recyclés (ferrailles, blocs-moteurs, cannettes d’aluminium…). Depuis quelques années, Songhaï est autonome et les périmètres se multiplient à travers le Bénin. Plus de 3000 personnes travaillent dans cette structure devenue une véritable référence pour l’Afrique. Le Canacla (canari à clapet – voir vidéo Dakar 2), offert par Marie-Louise et Benoit Vanhercke à Dakar, a été remis au Centre afin de promouvoir un astucieux système pour économiser jusqu’à 30 fois la quantité d’eau utilisée pour le lavage des mains. (www.canacla.com)

Je remets également un exemplaire de mon étude sur les Maasaï et leurs connaissances traditionnelles pour la conservation de leur environnement. (« Les Maasaï », La Renaissance du Livre, 2003).

Une pluie diluvienne s’abat sur Porto-Novo. Les éclairs strient le ciel et éclairent, en instantané, la végétation dense. Ici évidemment il y a de l’eau. Le principe pourrait-il être exportable vers des lieux moins favorables ? L’avenir le dira, car Songhaï a fait des émules dans le monde entier. Le Secrétaire des Nations Unies se rendra sur place la semaine prochaine soutenant par son passage l’importance du lieu.

Le lendemain, c’est déjà le retour vers Lomé avec les deux cent km dans une atmosphère humide et fraîche grâce à la pluie nocturne.  A la frontière, je retrouve le féticheur toujours intéressé par l’acquisition du prototype. Son fils, au prénom étonnant d’Optimiste, a vu passé le véhicule sur la route et ni une ni deux, le guérisseur a sauté sur sa moto et m’a rejoint au poste de douane. Il promet de m’envoyer quelques livres sur les oracles vaudous (le Fa).

A Lomé, une chance d’avoir rencontré Paul et Victoria Vancraeynest, (www.captain-africa.com), un Ostendais installé au Togo, qui achemine le prototype de Lomé à Accra, capitale du Ghana. Pas moins de 4 heures passées à la douane pour le matériel et le prototype ! Le Ghana pour permettre de réceptionner les nouveaux régulateurs venant d’Europe et qui permettront de poursuivre le périple avec plus de sérénité. Le régulateur constitue la pièce maîtresse du prototype. Le véhicule d’assistance n’ira pas plus loin. Il n’est plus en état d’assurer une traversée de la zone équatoriale de l’Afrique. A Accra, l’exposition et le prototype seront présentés à l’Alliance française durant quelques jours. Les actions de sensibilisation ont ralenti la progression, mais elles constituent la plus importante et la plus valorisante partie de ce voyage. 

L’exposition a été présentée 22 fois en 2 mois dans 16 pays. Au Bénin, le message a particulièrement touché le personnel du centre Songhaï et les stagiaires venus de nombreux pays du Nord et du Sud. (Nigeria, Cameroun, Etats-Unis, Canada, Autriche…). Un très grand merci au Centre Songhaï de Porto-Novo que nous ne pouvons que soutenir dans sa quête d’autonomie et à son directeur pour l’accueil et l’intérêt porté à la démarche Coptocap !
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Coptocap au Bnin
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