>> News
écrit le 2010-05-16 - Bamako, Mali
Vers le Mali
Je roule de 4h du matin à 10 heures pour atteindre Kaolack, ville distante d’environ 200 km de Dakar. La route est bonne et sans grande circulation.
L'Afrique a 10 ans d'avance dans l'adoption des énergies renouvelables, non pas par choix mais par obligation.
Kaolack

Je roule de 4h du matin à 10 heures pour atteindre Kaolack, ville distante d’environ 200 km de Dakar. La route est bonne et sans grande circulation.
En une demi-heure, l’exposition est montée dans l’allée couverte de l’Alliance française et le prototype placé devant l’entrée.

Des dizaines de jeunes affluent alors que l’exposition a été annoncée il y a peine… 2 jours. Pas mois de plusieurs centaines de jeunes qui visitent l’exposition. La projection du film est organisée pour une classe de terminale en cours de Philo.

Aujourd’hui, nous avons une communication directe avec les élèves de l’Athénée Verwée à Schaerbeek, Bruxelles. Ils posent de nombreuses questions concernant le véhicule et sur les pays traversés

 Jusqu'au Mali

La route du Mali est bonne. 1200 km de goudron à peine abîmé par les nombreux camions qui ravitaillent le Mali depuis Dakar, port important. Le nombre de véhicules détruit est impressionnant : des carcasses de semi-remorque, des voitures brûlées, des tout terrains enlacés aux arbres… des centaines de pneus détruits.

Il fait terriblement chaud entre Tambacounda et Bamako. Et plus particulièrement à Kayes, considérée comme la ville la plus chaude du Mali et particulièrement à cette saison. Ceci est d’autant plus stressant que le véhicule d’assistance marque des problèmes de frein à tambour. Les derniers clients automobilistes européens de l’hôtel où nous descendons sont restés 3 semaines dans l’attente d’une pièce venant d’Europe…

Le garage d’un chantier d’une mine d’or nous dépanne temporairement. A peine 60 kms parcourus et l’autre roue arrière bloque, le frein en feu.

La réparation est heureusement rapide et nous referons une vérification à Bamako… en espérant éviter 3 semaines d’immobilité.

Le prototype accuse le coup aussi. Il fait trop chaud, mais les ventilateurs d’ordinateur placé sur le contrôleur font merveille. Par contre la commande de marche arrière provoque un court-circuit qui au contact du châssis provoque des étincelles et fait couler le plastique des câbles électriques. A force de monter et de démonter la roue arrière pour réparer les crevaisons, les câbles ont été mis à nu et risquent le court-circuit. Par chance, la panne n’est pas grâce et n’a pas provoqué une chauffe au niveau du contrôleur/régulateur ou d’autres éléments électroniques qui seraient impossibles à réparer ici en pleine brousse.

Nous passons la nuit en brousse dans un village peul. La plupart des hommes ont été en France. Envoyés par la famille, ils travaillent une dizaine d’années puis reviennent au village, vivre dans les mêmes conditions qu’avant. En France, ils travaillent 10 heures par jour et partagent une chambre de 3 pour réduire les frais, avec un loyer individuel de 350 euros.

Ils soutiennent une famille très nombreuse qui se maintient au village et se sédentarise avec quelques animaux. Une bonne douche dans une salle de bain à ciel ouvert et un plat de fonio font fantastiquement l’affaire ce soir.  La nuit se passe entre les pets des chèvres et les allées et venues des dormeurs qui déménagent leurs nattes en fonction du vent…

6 heures du matin, nous repartons et le paysage devient de plus en plus vert à mesure qu’on approche des Monts Mandigues qui annoncent Bamako et le fleuve. 

suivez les aventures en recevant la newletter en vous inscrivant sur le site www.coptocap.org
photophotophotophotophotophotophotophotophotophoto
écrit le 2010-05-16 - BAMAKO, 2
Le dimanche à Bamako, le jour des mariages
Exposition à la Maison des Jeunes
6 heures du matin, nous repartons et le paysage devient de plus en plus vert à mesure qu’on approche des Monts Mandigues qui annoncent Bamako et le fleuve.

Arrivé au Musée national samedi après-midi, je retrouve le conservateur, Samuel Sidibé, qui pourrait prendre l’exposition demain mais le dimanche n’est pas le meilleur jour. J’ai eu l’occasion de réaliser plusieurs films et expositions avec son institution depuis une vingtaine d’années. Le musée a bien changé et s’est considérablement agrandi.

Je décide de pousser jusqu’à la Maison des Jeunes, au bord du fleuve Niger, entre les 2 ponts.

J’étais passé ici il y a une trentaine d’années. Les lieux n’ont pas fondamentalement changés, mais les activités semblent bien plus importantes.

Ce soir, les espoirs de la musique sont organisés, mais une pluie diluvienne va retarder la fête et réduire le nombre des spectateurs.

Il y a une réunion des maires du Mali à Bamako, ceux-ci sont logés à la Maison des Jeunes. J’ai donc la chance de pouvoir rencontrer le pays entier par les maires des villes. Le Mali est très vaste, c’est donc une grande opportunité. Il y a le maire de Tombouctou, de Gao et de bien d’autres villes lointaines.

 L’exposition est montée dès 7 heures du matin.

Le prototype va et vient dans les rues adjacentes sous l’œil émerveillé des Bamakois.
Aujourd’hui, dimanche, c’est le jour des mariages à Bamako. Les voitures vont et viennent en klaxonnant à fond, tout comme les mobylettes de leur avertisseur au son aigu. A cela s’ajoutent les sirènes de police.

Au Canoë Club, je retrouve le vieux gardien qui m’avait accueilli 30 ans auparavant durant la descente du fleuve Niger en canoë. J’avais planté ma tente sur les berges, à l’époque où les hippopotames sortaient encore du fleuve pour paître dans les champs.

 

photophotophotophotophotophotophoto
Bamako coptocap
1234567891011121314151617181920212223242526272829303132


Proximité


Actions


News:          

Admin:      

Copyright © 2010 C&C - All rights Reserved