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écrit le 2010-04-07 - Malaga
D’Altea à Malaga
Des centaines de kilomètres carrés de serres blanches de plastique couvrent l’horizon. C’est ici que l’on produit les légumes et les fruits consommés hors saison.
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 Des centaines de kilomètres carrés de serres blanches de plastique couvrent l’horizon. C’est ici que l’on produit les légumes et les fruits consommés hors saison. A coup d’irrigations qui épuisent les nappes phréatiques, à coup de milliers de travailleurs clandestins, l’Espagne exportent des produits de contre-saison dont nous pourrions nous passer. Cette économie fournissant des grandes surfaces européennes se base sur une double absurdité qui ne pourra être durable.

 

10 heures de route plus tard, nous regagnons les abords de la ville de Nerja située le long d’une côte abrupte. Je retrouve le chemin d’un camping situé proche d’une grotte où je m’étais arrêté l’an dernier. La nouvelle autoroute de la Méditerranée surplombe cet endroit de rêve, devenu un abord de grande artère défiguré comme l’est une bonne partie du littoral espagnol balafré par un goudron déroulé au plus près de la mer.

Si on ajoute à cela, les projets immobiliers qui ne trouvent plus acquéreurs en raison de la crise, cela fait beaucoup de béton et de bitume pour si peu de résultat, sans évoquer l’eau que ces implantations nécessitent. On le sait, le potentiel local reste l’un des plus faibles d’Europe. Comment trouveront-ils les ressources nécessaires pour assurer l’alimentation en eau d’autant de structures immobilières ? Et ce au moment du plus grand stress hydrique, l’été.

 

Le lendemain nous avons rendez-vous avec Eugenio Cabezas, également rencontré l’an dernier, un journaliste du quotidien le Sur (www.sur.es) qui nous fait l’honneur d’un papier sur le voyage.

 

D’Altea à Malaga, la route devient montagneuse et je me perds dans les collines abruptes quittant le littoral pour des reliefs audacieux peu appropriés à la puissance du prototype. De retour sur la côte, la route est en travail à plusieurs endroits. Le passage en alternance des véhicules ralenti considérablement l’allure.

Je dois m’arrêter à 30 km de Gibraltar en raison du manque d’électricité.

Il fait très humide en bord de mer. Le vent redouble de puissance. Le froid s’installe. Je dîne de quelques tapas de fruits de mer.

 

Le lendemain, le prototype accuse un pneu crevé à l’avant. La route au revêtement aléatoire a eu raison de sa surface si lisse et fine. L’usure est évidente. A peine si on voit les rayons du soleil apparaître à travers l’épaisseur du pneu. Le changement de chambre à air s’effectue en moins de dix minutes. Le plus difficile est d’atteindre 10 bars à l’aide d’une pompe à main.

Aujourd’hui, direction Gibraltar !

 

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d'Altea à Malaga
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écrit le 2010-04-05 - Barcelone
De Valence à Barcelone
Barcelone est à plus de 540 km vers le Sud.
(petit rectificatif : « Dakar NO OIL » a reçu le prix décerné par la Fondation Nature Vivante au Festival Curieux Voyageurs de Saint-Etienne)

Le tout-terrain dont le moteur fonctionne à l’huile végétale décline. Une cosse de batterie rend l’âme. Une panne indécelable pour le commun des mortels qui m’a valu d’être déplumé de 230 Euros, prix du dépannage autoroutier. Tout cela nous oblige à rouler de nuit. L’aventure se poursuit en direction de l’Espagne. Passage de frontière en début de soirée.

 

Aujourd’hui, premier avril, j’ai rendez-vous avec l’équipage du voilier le Traité de Rome à Barcelone. Ceci me vaut une nouvelle nuit blanche à rouler vers la capitale catalane atteinte le matin. Le bassin se situe au pied de la statue de Christophe Colomb au bout de la Rambla.

L’équipage est encore endormi. Un café devant le port et sur le coup de 8 heures, Philippe Hanin, le promoteur du voilier, m’appelle sur mon portable. Le voilier lève l’ancre à 9 heures pour participer à une régate. Nous montons à bord. Le programme du voilier est chargé. La possibilité de passer le détroit de Gibraltar à la voile semble tomber… à l’eau.

 

Vincent qui conduit le tout-terrain, me suit dans les rues de Barcelone à la recherche du siège de la société Heliene, le sponsor de panneaux photovoltaïques. Arrivés sur place, les techniciens nous expliquent que la remorque de 2 m2 de panneaux solaires ne peut charger les batteries en raison de la tension trop faible qui en sort. Ils feront la modification et nous apporterons le matériel à Gibraltar.

La traversée de Barcelone offre une occasion de se rendre compte que mobilité ne rime pas toujours avec facilité.

Ce soir, nous sommes attendus à Salou, à une centaine de kilomètres plus au sud. Patrick, un ami avec lequel j’avais traversé le Sahara en 1984, met à disposition son appartement du bord de mer. Enfin un bon repos et une bonne table chez Maïté. Je récupère de la nuit blanche. La vue du quatrième étage est superbe. Des voiliers passent au loin entre les palmiers du bord de mer.

 

Le 2er avril, je débute la route après le déjeuner pris à la terrasse. Il fait bon, chaud et pas un nuage à l’horizon. Direction plein sud-ouest jusqu’à Gandia, au sud de Valence. Le moteur du tout-terrain a d’étranges vibrations. Il est temps de serrer les boulons du pont arrière qui commençaient à se défaire tous les quatre ! 2 pannes à zéro pour le 4x4. Mêle s’il roule à l’huile, il inquiète bien plus Vincent que moi, installé dans mon bolide électrique.

21 heures, un camping déniché vers la mer. Des enfants qui chahutent jusque fort tard, les réactions de supporters de football devant un match retransmis. Il fait froid, très froid cette nuit.

 

Je reprends la route en direction d’Oliva ou je retrouve le mécanicien ingénieux qui avait fabriqué une mobylette électrique avec un moteur de ventilateur de voiture. Il n’en revient pas. Je l’avais rencontré l’an dernier à la remontée du Dakar no OIL. Il n’est toujours pas prêt à nous accompagner en Afrique. Il a trouvé un autre moteur pour son engin. Il me remet une bouteille de champagne à ouvrir à l’arrivée.

Au karting d’Oliva, les lieux ont fort changés. J’y avais fait des tours de pistes et assisté à une remise de coupe sous la pluie. Aujourd’hui ce sont des enfants qui tournent en circuit et toujours pas de kart électrique. Les techniciens me disent que c’est bon pour l’indoor mais à l’extérieur, le bruit du moteur est toujours apprécié.

A Altea, nous rencontrons Ariane et Eric qui tiennent un restaurant sur le bord de mer. Ariane est venue de Belgique il y a peu. Eric est arrivé ici à 18 ans. Les choses ont bien changées. La plage a perdu 20 mètres et les brise-lames sont nécessaires pour éviter qu’il n’y ait plus de sable. Le béton a remplacé le petit port de pêche où on ramassait des langoustes à la main. Aujourd’hui, les bassins d’aquaculture ponctuent l’horizon de leurs bouées. Au Sénégal, on pousse les pêcheurs à attraper tout et n’importe quoi pour faire de la farine de poisson qui alimente l’aquaculture en Europe. On vide les eaux africaines pour nourrir des poissons élevés en bassin.

 
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